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22 de agosto de 2021

Si lees mis versos

 

Si lees mis versos, sabrás que te pienso,
Si escuchas el viento sabrás que esto es cierto.
Si escuchas mi canto sabrás que no he muerto,
sabrás que lamento, sabrás que lo siento.
 
Como cada agosto, como cada invierno
floreció el magnolio en el sur del mundo.
Y vino la lluvia, rodaron limones, amarillos todos.
Se anegó la noche en mi jardín de flores.
 
Recuerda que un día palpité en tu pecho,
y baile en tus brazos, 
y te dije no, -yo quería sí- 
Fue tan corto el momento, sin la luz de la luna,
sin astros a favor, sin una estrella propia, 
sin saber si hubo amor.
Con todo en blanco y negro, hasta se opuso  Dios.
 
No hubo un comienzo, no hubo un final.
Esperé, lo juro, no se abrió la puerta,
                 no se abrió el portal.
 
El mundo giró y nos hizo viejos, cruzando 
los puentes y las estaciones, marcando los días 
en un calendario,  pero aunque nos duela,
el olvido llega y mueren las rosas con todas sus huellas. 
 
Fue la tempestad y esa lluvia intensa que te hace vibrar
Fue lo que se pierde en el fondo del mar.
Fue lo no vivido en algún lugar.
Fue ese nunca más que borró el camino para no llegar.
 
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Si tu lis mes vers, tu sauras que je pense à toi,
Si tu entends le vent, tu sauras que c’est vrai.
Si tu entends mon chant, tu sauras que je ne suis
pas mort. Tu sauras que je suis désolé.
 
Comme chaque mois d'août, comme chaque hiver
Le magnolia a fleuri dans le sud du monde.
Et la pluie est arrivée, les citrons ont roulé, tous jaunes.
La nuit a été inondée dans mon jardin de fleurs.
 
Rappelle-toi qu'un jour, j'ai palpité dans ta poitrine,
et j'ai dansé dans tes bras,
et je t'ai dit non, -je voulais oui-.
C'était un moment si court, sans le clair de lune,
sans étoiles en notre faveur, sans une étoile propre,
sans savoir s'il y avait de l'amour.
Avec tout en noir et blanc, même Dieu s'est opposé.
 
Il n'y avait pas de début, il n'y avait pas de fin.
J'ai attendu, je le jure, la porte ne s'est pas ouverte,
                 le portail d'entrée ne s'est pas ouverte.
 
Le monde a tourné et nous a rendus vieux, traversant 
les ponts et les saisons, marquant les jours
sur un calendrier. Mais même si ça fait mal,
l'oubli vient et les roses meurent avec toutes leurs traces.
 
C'était la têmpete  et la pluie intense qui nous fait vibrer.
C'était ce qui est perdu au fond de la mer.
C'était ce qui n'était pas vécu quelque part.
C'est ce "plus jamais ça" qui a effacé la route pour ne pas arriver.




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